Recolonisation , un mouvement d ultradroite dont 13 militants ont été arrêtés

Recolonisation , un mouvement d ultradroite dont 13 militants ont été arrêtés


Mercredi 24 Novembre 2021 10:26
Ce groupe se retrouve autour d une idéologie identitaire, raciste et violente. Il est composé d au moins une centaine de membres, dont des militaires ou anciens militaires.
TERRORISME - Treize militants appartenant au mouvement d’ultra droite “Recolonisation” ont été interpellés ce mardi 23 novembre par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, a-t-on appris de source proche du dossier confirmant une information de BFMTV.

Ces interpellations ont eu lieu “dans toute la France”, a-t-on ajouté de même source en précisant que ces opérations avaient été menées sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Marseille pour “organisation et de participation à un groupe de combat”.

Les treize militants, douze hommes et une femme ”âgés de 21 à 52 ans, de profils divers”, ont été placés en garde à vue, a précisé le parquet de Marseille dans un communiqué.

Des armes retrouvées
“Les membres de ce groupement, dont le membre fondateur demeurant à Marseille, sont suspectés d’avoir accès à des armes et de présenter une menace à l’ordre public par leur participation ou leur projet de participation à des actions violentes”, a ajouté la même source.

Lors des perquisitions, des armes ont été découvertes “partout”, selon une source proche du dossier, qui ajoute que la plupart étaient légalement détenues.

Le fait de participer à un groupe de combat est puni de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende selon le Code pénal, tandis que l’organisation d’un groupe de combat est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Un groupuscule raciste
Le groupe “Recolonisation”, qui appelle à la constitution de groupes armés, est l’objet d’une surveillance par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis l’été 2020.

Selon le parquet de Marseille, le groupe est constitué de 110 membres, dont des militaires ou anciens militaires, répartis sur l’ensemble du territoire, ”échangeant et se rassemblant autour d’une idéologie identitaire, raciste et violente, notamment véhiculée à travers les réseaux sociaux”. Un des membres identifiés du groupe est un colonel de gendarmerie en poste dans les Yvelines, précise BFMTV.

Ses membres se définissent comme “un groupe communautaire de survivalistes et de patriotes” d’une “moyenne d’âge de 30 ans”, “traitant de la recolonisation des Français blancs vers nos campagnes”. Leur projet est de rassembler “une grande famille de Gaulois fâchés prêts à faire face à l’effondrement”, peut-on lire dans une note diffusée sur Telegram et relayée par une journaliste de la cellule de vérifications de France Télévisions.

Selon Le Parisien, l’enquête rogatoire a été ouverte à la suite de messages “incitant à la haine raciale” sur ces plateformes. Lors des perquisitions, de la littérature d’extrême droite et un exemplaire de Mein Kampf ont aussi été trouvés.




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