Camille Lellouche, victime de violences conjugales, se confie sur son  enfer

Camille Lellouche, victime de violences conjugales, se confie sur son enfer


Lundi 29 Novembre 2021 10:28
À 19 ans, Camille Lellouche s est retrouvée sous l emprise de son compagnon: Toute les formes de violences qu’une femme peut subir, je les ai subies.

VIOLENCES CONJUGALES - “Je ne vivais même plus”. Camille Lellouche, comédienne et chanteuse, a confié dans l’émission Sept à Huit avoir été victime de violences conjugales pendant deux ans, alors qu’elle n’avait que 19 ans.

“J’ai vécu un enfer pendant deux ans. Toutes les formes de violences qu’une femme peut subir, je les ai subies”, a confié la comédienne sur TF1. Son drame commence après un mois de relation avec son petit ami de l’époque, après un désaccord. Elle quitte la pièce. “Quand je suis revenue 15 minutes après j’entends au loin ‘elle est où cette pute?‘. J’ai un choc et je crois que je lui dis ‘c’est moi la pute?‘. Il me dit ‘t’étais où sale pute?’. (...) Je n’ai pas le temps de réagir qu’il me met une claque, très violente”, raconte-t-elle.

Elle le quitte, lui s’excuse, elle revient. “Il m’avait comme ça, à l’usure tout le temps”, raconte Camille Lellouche. Au fil des mois, les violences psychologiques et physiques” se répètent quotidiennement. “En fait, je ne vivais même plus”

Très émue, Camille Lellouche a longuement évoqué “le moment le plus humiliant de sa vie”, le jour où “elle a cru mourir”.

Menacée de mort si “elle bouge”, elle se rend malgré tout aux toilettes. “J’y vais vraiment à tâtons. Je suis nue”, raconte-t-elle. Alors qu’il la cherche, elle “met ses pieds en avant, pour qu’il voit que je suis là.” “C’est le moment le plus humiliant de ma vie. Je viens de me pisser dessus, je vais aux toilettes dans le plus simple appareil et je suis là, comme une petite fille”.

“J’ai ce devoir” de parler
Au cours de cette relation, Camille Lellouche dit être passée “de 52kg à 40 en deux mois. “Je suis devenue une ombre.”

Comme de nombreuses victimes, elle a gardé le silence sur ces violences. “Personne ne savait à part ma meilleure amie”, explique-t-elle. Sa mère, qui s’en aperçoit, finit par l’éloigner de force, sans pour autant aborder le sujet explicitement: “Elle a pris un crédit pour m’envoyer dans une école un an en Angleterre pour me sauver”.

“C’est la première et la dernière fois que j’en parlerai. Je le fais parce que j’ai 35 ans, que j’aimerai être maman un jour et qu’il faut me libérer de tout ça. Je n’ai pas du tout envie que si j’ai une petite fille un jour ou un petit garçon, elle vive ça... J’ai ce devoir.”

“Évidemment il faut partir au premier coup, évidemment il faut porter plainte”, rappelle Camille Lellouche, mais elle souligne également “la peur” qui empêche les victimes de parler. “Je souhaite que toutes les femmes arrivent à porter plainte, à avoir des gens autour qui les forcent à porter plainte. Vous verrez, c’est beau après.”




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