Harcèlement sexuel au lycée de la Communication : le prof faisait des propositions indécentes à ses élèves

Harcèlement sexuel au lycée de la Communication : le prof faisait des propositions indécentes à ses élèves


Samedi 08 Janvier 2022 12:05
Les faits s’étaient passés au lycée de la Communication à Metz mais le mis en cause étant domicilié dans le nord 54, c’est le tribunal de Briey qui a récupéré l’affaire. En 2016, plusieurs élèves ont porté plainte contre un de leurs profs pour harcèlement sexuel. Plus de cinq ans après, il vient d’être condamné.

Caroline Njoya, la substitut du procureur, se gardera bien de répéter les propos reconnus par le mis en cause durant la procédure, et cités par le président au moment de la lecture du dossier. Mais en gros, cet ancien prof a lâché un « T’as une paire de seins énorme » à une élève, ou un « T’as un corps de mannequin » à une autre, tout en lui proposant une séance de photos érotiques.

Et voilà donc l’intéressé jugé en ce 4 janvier pour harcèlement sexuel. L’affaire est déjà ancienne puisqu’elle avait éclaté à l’automne 2016 au sein du lycée de la Communication, à Metz. Quatre victimes, toutes des jeunes femmes, ont été recensées par les enquêteurs. Même si Caroline Njoya estime « qu’il y en a probablement d’autres ». Toujours est-il qu’elles sont trois à se retrouver à la barre, un petit peu apeurées et impressionnées de se retrouver dans une salle de tribunal.

« Ses regrets sont incommensurables »
Leur ancien prof, par contre, n’est pas là. Par le biais de son avocate, il a su justifier son absence, notamment en raison « des conditions sanitaires ». Dommage qu’il ne soit pas présent, la substitut lui aurait rappelé « la teneur inappropriée et inacceptable » de ses propos et autres textos envoyés à ses jeunes élèves. « Les répercussions sont encore réelles aujourd’hui. Et depuis plus de cinq ans, ces victimes attendent une réponse », appuie Caroline Njoya. La représentante du ministère public prend tout de même en compte « l’antériorité des faits » et le fait que l’intéressé, qui a quitté le monde de l’enseignement pour se lancer dans une autre activité, n’a plus fait parler de lui.

C’est le sens de la plaidoirie de Me Isciane Ciszewski : « A l’époque, il faisait une forte dépression. Il buvait, prenait des médicaments. L’interpellation a été un véritable électrochoc. Aujourd’hui, il ne prend plus rien, a changé du tout au tout. Et contrairement à ce que disent certaines victimes, il s’est excusé dès le début. Ses regrets sont incommensurables. »

Le quinquagénaire au casier vierge écope de quatre mois de prison avec sursis simple. Le parquet en voulait sept. Par contre, l’homme n’échappe pas à l’interdiction d’exercer une activité avec des mineurs. Et ce, pour une durée de trois ans. Son nom est désormais inscrit au Fijais (fichier des auteurs d infractions sexuelles ou violentes). Enfin, il devra 500 € à chacune des trois victimes présentes, pour leur préjudice moral.


Afficher Plus



© 2020 ||جرأة.اونلاين || سياسة المحتوى