Isolement, couvre-feu, rentrée scolaire : ce que l’on pense savoir sur le Conseil de défense sanitaire

Isolement, couvre-feu, rentrée scolaire : ce que l’on pense savoir sur le Conseil de défense sanitaire


Lundi 27 Decembre 2021 10:27
L’exécutif a rendez-vous lundi après-midi pour un nouveau Conseil de défense sanitaire en pleine vague de variant omicron. Plusieurs pistes sont à l’étude, dont la limitation des jours d’isolement pour les personnes cas contacts.

Si les chiffres de contamination ont baissé dimanche, ce n’est que parce qu’un très grand nombre de pharmacies et de centres de dépistage du Covid étaient fermés au lendemain de Noël. La barre symbolique, elle, est bien là et impose à l’exécutif de mettre les bouchées doubles face au variant omicron : samedi, pour la première fois depuis le début de l’épidémie, en mars 2020, on a recensé plus de 100 000 cas en vingt-quatre heures en France.

Lundi matin, à quelques heures de la réunion – présidée par Emmanuel Macron en visioconférence avant un Conseil des ministres en bonne et due forme – les médias explorent toutes les pistes potentielles de ce tour de vis sanitaire. Une seule certitude, martelée par les ministres cités tous azimuts : la campagne de vaccination qui bat son plein, notamment pour les doses de rappel, place le gouvernement dans une situation différente de l’an dernier, quand un couvre-feu avait été imposé pour le 31 décembre (entre autres).

Selon France Info, l’obligation du port du masque à l’extérieur va de nouveau être à l’ordre du jour, «en particulier au centre des grandes villes et en cas d’attroupement». En Savoie, c’est déjà le cas. Un arrêté préfectoral a prorogé des mesures en vigueur depuis le 30 novembre, obligeant les personnes de 11 ans et plus au port du masque, y compris en extérieur, dans les lieux rassemblant plus de dix personnes, comme les marchés, les salles de spectacle, etc.

Isolement allégé pour les cas contacts omicron
En raison de sa très grande contagiosité, le variant omicron a amené le ministère de la Santé à émettre des règles particulières sur l’isolement des cas contacts. Avec le variant delta, une personne cas contact entièrement vaccinée n’était pas tenue de s’isoler mais devait se soumettre à deux tests (un juste après le dernier contact avec la personne malade et un autre cinq à sept jours plus tard). Pour omicron, depuis le 13 décembre, les règles sont différentes : sept jours d’isolement en cas de contact avec une personne positive, un chiffre qui passe à… 17 si le cas contact vit dans le même foyer que la personne positive.

Dans son édition de lundi, le Parisien écrit que le gouvernement va réduire cette période d’isolement «pour limiter l’absentéisme dans les entreprises» : la piste envisagée serait une «tolérance pour les cas contacts négatifs, asymptomatiques et vaccinés». Piste confirmée du côté de France Info : «L’exécutif prévoit ainsi de supprimer la période d’isolement pour les cas contacts d’une personne positive au variant omicron, à condition qu’ils disposent d’un schéma vaccinal complet.»

Pas de couvre-feu pour la Saint-Sylvestre
L’an dernier, il avait été instauré pour le nouvel an, dans l’espoir de décourager les rassemblements festifs propices aux contaminations. Déjà, on sait que les feux d’artifice sont annulés pour cette année et que la vente d’alcool et de nourriture sera interdite sur la voie publique. Selon BFMTV, l’hypothèse d’un couvre-feu en bonne et due forme est «peu probable à ce stade». «Il n’est pas question d’instaurer un couvre-feu pour le réveillon du nouvel an, le 31 décembre», abonde France Info. En revanche, le gouvernement envisagerait la création d’un «super pass», avec un test négatif en plus d’une vaccination complète, pour certains lieux «à très fort risque», comme les discothèques, qui restent fermées pour l’instant.

Quid des écoles et des écoliers ?
Dans une tribune au Journal du dimanche, une cinquantaine de soignants demandent aussi au gouvernement de retarder la rentrée scolaire du 3 janvier, «à haut risque compte tenu de sa proximité avec les festivités du nouvel an, avec recours au télé-enseignement jusqu’au retour à des seuils d’indicateurs sanitaires définis publiquement». Mais plusieurs médias estiment lundi matin que cette piste, réclamée également par plusieurs dirigeants de l’opposition, dont Valérie Pécresse, ne fera pas partie de l’arsenal annoncé en fin de journée. «Si le sujet sera discuté, il est à ce stade peu probable que les vacances scolaires soient prolongées», écrit BFMTV, citant «des sources gouvernementales». «Décaler la rentrée, cela veut dire aussi demander aux parents de trouver des solutions de garde pour une semaine supplémentaire et certains n’auront d’autres choix que de rester à la maison», peut-on lire dans le Parisien.

Pass vaccinal au pas de charge
Initialement prévu pour une entrée en vigueur fin janvier, le projet de loi instaurant le pass vaccinal sera examiné en commission à l’Assemblée nationale dès mercredi, avant d’aller au Sénat à partir du 5 janvier. Sa mise en œuvre est prévue dès le 15 janvier, selon le projet de loi consulté par l’AFP. Dans le détail, le texte transforme le pass sanitaire en pass vaccinal «pour l’accès aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boissons, aux foires, séminaires et salons professionnels ou encore aux transports interrégionaux», notamment ferroviaires. La seule présentation d’un test négatif demeurerait en revanche valable «pour l’accès aux établissements et services de santé et médico-sociaux».

Les doses de rappel s’amplifient
La pression continue de monter sur les hôpitaux avec 16 365 personnes actuellement hospitalisées, soit 506 nouvelles admissions en vingt-quatre heures. Face à l’urgence, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé vendredi que la dose de rappel puisse être réalisée à partir de trois mois pour la population éligible. De son côté, le ministère de la Santé a annoncé que le délai serait ramené à quatre mois dès maintenant – jusque-là il était de cinq mois après la dernière injection – et non à partir du 3 janvier comme initialement envisagé. Dans son avis, la HAS a aussi préconisé l’administration dès à présent d’une dose de rappel chez les 12-17 ans souffrant d’immunodéficience ou d’une comorbidité à risque de forme grave.

Source : https://www.liberation.fr/


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